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MASTER OF WINE TÚ SERÁS

By 18 de diciembre de 2019marzo 3rd, 2021No Comments

Un honor ser nombrado en este artículo sobre mi gran amigo Christophe Heynan que ha sido nombrado Master of Wine.

¡Enhorabuena Christophe, lo mereces!

«Depuis 20 ans, la Belgique n’avait plus eu un Master of Wine, discipline dont l’exigence et la philosophie évoqueraient presque l’école Poudlard d’Harry Potter. Parrainages, multiples examens, dégustations en cascade, à l’aveugle, voyages aux quatre coins du monde, le tout sur 3 ans, le défi est surhumain.

Chili, Vallée du Cachapoal, le 18 juin 2018. C’est le matin, au pied de la Cordillère des Andes, et les vignes s’alignent, dénudées, sur les collines alentours. Pas très loin, une petite église de bois: une antiquité, ici, elle date du XIXème. C’est un décor de western, les bancs rudes alignés, la madone de plâtre et les portes baîllantes. Rien ne manque. Plus haut, la brume s’accroche encore au relief, mais le soleil ne va pas tarder à poindre. C’est l’hiver, ici, mais il ne fait pas si froid. Sous le porche de l’église, une femme œnologue parle, et un petit groupe d’hommes l’écoute. Parmi, eux, le futur Maître. Christophe Heynen, 44 ans.

Il revient d’un symposium des Masters of Wine, à Haro, en Espagne. Il est en fin de cursus et peaufine son réseau. Hier, il a pris un vol direct vers Santiago pour rejoindre son équipe. La soirée fut longue, arrosée de cocktails. On a comparé les mérites respectifs des piscos sours chiliens et des péruviens. Dans la préparation de ce cocktail à base de pisco et de jus de citron, le Pérou a gagné, cette fois-ci.

Mais maintenant, l’heure est à la concentration. Christophe écoute le chef de culture, puis l’œnologue. Il pose de nombreuses questions. La tension monte, ses deux interlocuteurs savent que ce n’est pas un rigolo, on entre dans le détail, dans l’intimité même du terroir et de la vinification. Les échanges sont rapides, et les quelques personnes qui accompagnent Christophe doivent rester très attentives pour suivre le débat. Finalement, un silence. Puis Christophe égrène, précis, presque implacable, ses préconisations, ce que lui ferait à leur place. Il commente, énumère, déroule un modus operandi qui, soudain, paraît limpide. Oui, bien sûr, ça tombe sous le sens. Comment n’y a-t-on pas pensé? On prend bonne note: le savoir de l’expert est reconnu.

La même semaine, Christophe rendra visite à tous les domaines dont il importe la production via Gustoworld, sa société fondée il y a 15 ans, de la Maipo, au Chili, à la Patagonie, en Argentine. Et partout, les vignerons, les propriétaires, les œnologues, tous l’accueilleront comme l’un de leurs clients, mais aussi comme le jeune sage qu’il est devenu en étudiant pour devenir Master of Wine.

Le plus prestigieux titre au monde

Belgique, Alleur, le 3 septembre 2018. Christophe Heynen n’a pas beaucoup dormi, cette nuit de rentrée scolaire. Comme un gosse qui attend le résultat du bac. Cela fait plus de 3 ans maintenant qu’il se dévoue tel un moine à la cause du vin. Trois ans qu’il sacrifie tout à l’étude, jour après jour, pour devenir enfin Master of Wine. L’un des 380 fous furieux, dans le monde, qui sait tout, ou aimerait, au moins, tout savoir sur le vin.

La nouvelle finira par tomber aujourd’hui: Christophe a réussi tous les examens. Il sera le prochain Master belge.

Mais de quoi s’agit-il, exactement? Créé en 1953 par la Vintner’s Company, société historique anglaise de commerce du vin et par la Wine and Spirit Association, le Master of Wine, ou MW, est une certification délivrée par l’institut éponyme, basé à Londres. Aujourd’hui indépendant, l’Institut est devenu une sorte de cercle, de club à l’anglaise qui vise à promouvoir l’excellence, le partage et la connaissance dans tous les domaines liés au vin, de son histoire, de la culture de la vigne à l’œnologie et au commerce, et cela à l’échelle mondiale. 280 gentlemen et 131 «gentlewomen», puisque l’Institut se targue désormais d’accueillir de plus en plus de femmes en son sein. L’Institut défend dans sa charte des valeurs d’intégrité, d’honnêteté et d’honneur. Très Old England, mais pas forcément inutile dans un univers commercial rude et disparate.

Selon Christophe Heynen, le titre est reconnu comme le plus prestigieux à travers le monde, de par le niveau de compétence et de réputation de ceux qui l’ont obtenu. Beaucoup étaient ou sont devenus des références dans leur partie, grands vignerons (Olivier Humbrecht, en Alsace, Norrel Robertson, à Calatayud), journalistes (Jancis Robinson, par exemple), etc. Certains se sont vus confisquer leur sésame. Pancho Campo, par exemple, un journaliste et critique, suspecté de recevoir des dessous-de-table pour accorder de bonnes notes à tel ou tel domaine. Inenvisageable selon l’éthique des MW. Et selon celle de Christophe évidemment.»

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